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William Degouve de Nuncques, Nocturne du parc royal (Brussels,1897)

William Degouve de Nuncques, Nocturne du parc royal (Brussels,1897)

Te souvient-il de la première lettre,
De la première visite ?
Tous les souvenirs de cette amitié naissante,
je les conserve ad vitam æternam
Si tu fus d'abord le prof,
C'était un, comme j'en aurais toujours désiré.
Déjà apparaissait en filigrane l'ami,
sous la « carapace » pédagogique, la tendresse ; 
L'affection qu'un homme peut donner à l'autre.
Sans grand mot et sans grandiloquence !
Combien plus juste !
Combien cela m'a ému.
J'ai apprécié et aujourd'hui encore
Ces heures passées ensemble…
Nos goûts communs, nos dégoûts,
Jusque-là où nous divergions,
Parce que nécessairement différents.
Nous avons partagé la joie,
D'autres moments, la tristesse
Et bien d'autres choses...
Combien de ces visites ?
À chaque fois de devoir se quitter si vite.
Également toujours renouvelée : 
La joie de l'autre, de la rencontre,
De la complicité de deux univers extrêmes.
Mon cœur battait plus fort
De l'affection qu'il recevait.
J'ai mille fois pensé
Pourquoi n'ai-je donc eu un frère [aîné] ainsi ?
Certes, trop tard ! 
Mais la fraternité, 
Mot banalisé au fronton des bâtiments publics,
il faut, ici même, lui rendre son acception.
Difficile d'exprimer ce que j'ai reçu,
Tant c'en est incommensurable...
Tu es cet ami, ce frère et je n'ai pas oublié…

JrB, Ensisheim, le 2 septembre 1991

Fidèlement et affectueusement à Alain B. (13 décembre 2015)

L'amitié est la similitude des âmes.

Alcuin (735-804)

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