Overblog Suivre ce blog
Editer la page Administration Créer mon blog

Bancs publics, bancs publics... (Georges Brassens)

Bancs publics, bancs publics... (Georges Brassens)

Une musique, du blues de préférence.
Un livre, du Kafka, pour l’angoisse nostalgique.
Un carnet pour épancher cette dernière.
Tous ces mots et bien d’autres,
Ils se suivent, s’enchaînent, page après page
Pour dissimuler le désarroi,
Le silence.
Brusquement plus rien, comme si…
La vie l’avait repris pour autre chose
Quoi ?
Quelques vieux rêves reviennent
Sans consistance, irréels.
Un grand lit à deux,
Une table pour tous.
Des rues où l’on flâne.
Là où les amants marchent de concert.
Paris, Strasbourg ou Pampelune,
qu’importe !
Une pensée ici et une fleur là-bas
Offerte et donc reçue
Un mot, un sourire
Peut-être une caresse
Souvent, le soir c’est l’illusion
Non ! Ici, c’est le vide
Nada !
Pas même le bruit du silence
Des clés qui tintinnabulent
L’espoir qui s’assoupit…

JrB, Ensisheim, 24 mai 1981

 

Il y a un but, mais pas de chemin ; ce que nous nommons chemin est hésitation.

Franz Kafka

Partager cette page

Repost 0