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Le vieux (et sage) philosophe (Rembrandt).

Le vieux (et sage) philosophe (Rembrandt).

Tel le prisonnier du mythe de la caverne,
Qui, délivré, est aveuglé par le soleil.
Doucement, vous m'avez tiré de mon sommeil,
Beauté trop éclatante pour la présente vie terne.
Jamais vous ne fûtes auprès de moi inopportune.
Dirais-je, ma mie, bien plus, que vous me manquez ?
Qu'au cours de me journée, j'ai à vous invoquer.
Vous côtoyant, mon âme a connu la fortune.
Vous êtes venue, souriante, vous étiez attendue ;
Osiez-vous en douter ? C'est par trop injuste !
Vous êtes déjà repartie, mon cœur ne s'ajuste,
Il gémit, comme si, en deux, il était fendu.
Ce que vous m'avez donné avec infinie tendresse,
Une chaleur si peu singulière qui me dévore.
Le mort, l'amour : les passions sont carnivores.
Seuls, vos sourires ont, pour moi, force de ses caresses…

 

JrB, Ensisheim, 17 mai 1981

Ceux qui ont créé les mots croyaient au délire.

Platon

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