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La vie, c'est simple : Doubles lignes indéterminées Bernard Vernet (La Défense).

La vie, c'est simple : Doubles lignes indéterminées Bernard Vernet (La Défense).

Une mère biologique (on devrait plutôt dire la génitrice), c’est de la roupie de sansonnet, pour ne pas dire moins ! Une mère, logiquement, c’est d’abord, mais pas avant tout ! celle qui met au monde l’enfant. Mais une maman c’est bien plus que cela… Une maman, c’est celle qui élève, éduque (plus ou moins bien, mais ça, c’est autre chose) choie et réprimande si besoin est. L’enfant qui n’a pas connu ce bonheur d’avoir une maman a été privé d’un moment nécessaire à son épanouissement. Mais cette maman ne saurait, non plus être tenue responsable de l’échec de son enfant.


Quand je contemple, comme ça ! dans le miroir du passé et sans nostalgie (pas trop !) la mienne de vie : je n’ai même pas de remords, tout juste des regrets. C’est surtout à mes géniteurs, papa et maman, qu’ils vont… De n’avoir su (pu ?) leur donner et leur rendre ce qu’ils m’ont apporté dans les conditions (sociales) de l’époque. Je sais qu’ils ont agi avec ce qu’ils avaient de capacités morales, intellectuelles et affectives ; et leurs moyens financiers et sociaux.


Les échecs que j’ai vécus sont de ma responsabilité, sans conteste possible. J’ai grandi trop tard ou trop tôt. Plus qu’immoral, j’étais a-moral. Plus j’y réfléchis, sans chercher, du tout ! à éluder mes faiblesses (pour dire le moins !), plus j’y (re)trouve ce que j’ai toujours été… un vrai mystère à moi-même. Conscient et inconscient. J’ai une grande confiance aux deux aspects de cette personnalité à la Janus : social (maman) d’un côté et rebelle (papa) de l’autre. Sans doute de la psychanalyse à cent sous (du saoul Freud-Lacan). J’ai tendance à « fuir » cette société parce qu’elle me renvoie une image qui ne me sied (pas la société, moi !). À vrai dire, je n’ai pas d’amis ; des copains tout au plus et des relations (de moins en moins) épisodiques. Et ça ne manque pas plus que ça ! Et peut-être que mon vrai rêve (phantasme), ce serait d’être un ermite pèlerin contemporain (avec un carnet, un ordinateur et un appareil photo). Je ne m’ennuie jamais avec moi-même et souvent avec les autres. Certes, ici et là, au gré des rencontres fortuites : je papote de tout et surtout de rien… Et rien ne m’apporte rien alors que, solitaire, je me complais et m’enrichis de moi-même. Plus je (me) comprends et moins je ne suis sûr de quoi que ce soit…


Gamin, il m’en souvient j’ai encore en souvenir les rêves que j’avais à l’horizon. Le plus prégnant, c’était d’être… marin. Allez savoir pourquoi ! Je n’ai jamais rêvé d’être ouvrier ni même riche (toujours pas !). Je crois que je voulais être… moi : un mec, des filles et l’aventure, comme dans les films. Finalement, ça a été un tout autre film, un brin tristounet, mal joué et un scénario plus proche des « Valseuses » que de « Mélodie en sous-sol ». Un mauvais acteur et sans mise en scène avec un dialogue sans paroles, ça ne pouvait donner qu’un « nanar » et c’est ainsi que l’on devient, plus ou moins, anar, faute d’autre chose. Aujourd’hui, plutôt libertaire (sans idéologie marquée) : le respect d’autrui autant qu’on me respecte. Je ne suis pas Jésus-Christ et ne tends pas l’autre joue aux cons et consorts. La tolérance à ses limites qui sont l’intolérance.


S’il est un mot qui m’ennuie profondément mis à n’importe quelle sauce, c’est celui de liberté (Genre Florent Pagny) : « Vous n’aurez pas ma liberté de penser. » Mon Dieu ! Quelle connerie ! La liberté de pensée est dans nos gènes : aucun dictateur (Hitler, Staline, Pinochet, Kim Ill-Sung et consorts) n’en a été capable. Alors la liberté, souvenez-vous de ce philosophe : « Que les gens sont absurdes ! Ils ne se servent jamais des libertés qu’ils possèdent, mais réclament celles qu’ils ne possèdent pas ; ils ont la liberté de pensée, ils exigent la liberté de parole. » (Sören Kierkegaard, Ou bien… Ou bien) La preuve ! On a même la liberté de penser comme des cons et personne ne s’en prive. Ni nos élites ni nos stars et nous, encore plus qu’eux ! en les écoutant comme on écoute la messe. Ite missa est.

JrB, Bertaucourt-Épourdon, 12 février 2016

En fait, nous sommes une liberté qui choisit, mais nous ne choisissons pas d'être libres : nous sommes condamnés à la liberté.

Jean-Paul Sartre

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