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Cinq-sept-cinq

Écouter le vent
nous dire le silence
de la naissance

Marcher jusqu’à soi
dans la brume de l’être
pour s’en libérer

Pleurer du soleil
et sourire de la pluie
afin de dormir

Rêves diurnes
déshabillés du rien
de l’habitude

La nuit éteint
la présence unique
d’une absence

La musique est
ce quasi-Moi amusé
d’être un bruit

Les pieds neigeux
s’enfonçant dans l’extrême
inconscience

Une larme naît
dans la jouissance nue
perdue de l’Autre

JrB, Strasbourg, 10 février 1984

Si Moi était, probablement serait-ce celui-là… Celui qui aussi apprend à se taire, pour s’exprimer dans sa splendeur silencieuse…

JrB

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