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Tout feu ! Tout flamme !

Tout feu ! Tout flamme !

En or, cette poussière d'infini,
je la voudrais transformer 
comme une finitude de moi-même
Mettre un point final à cette logomachie
Elle n'a plus de sens qu'au-dehors
À trop répéter, on finit par pervertir
la plénitude de nous-mêmes
Oublier ce que l'on n'est plus
et croire ce qu'on n'est pas encore
Ce que l'on a été 
Mais l'hiver gèle la pensée 
Les mots en grelottent
Les phrases se réchauffent à l'âtre
d'une mauvaise chère
Le verbe s'y désincarne 
sur le calvaire d'une dialectique exacerbée 
Tous nos héros vivotent
d'une idéologie tempérée à l'aune tiède
d'une phraséologie mortifère
Nous avons peur de tout !
De notre ombre au crépuscule,
Juste quand elle s'allonge
à devenir plus grande que nous-mêmes
Nous qui ne sommes rien
En tout cas si infinitésimal
Dans l'univers inestimable
Rien qu'à regarder
 et faute de se mirer : on se fait peur !
Angoisse de nous-mêmes
parce qu'on existe si peu
que ça n'en vaut plus guère ! 
Lorsque je me lève le matin
Même pas la barbe hirsute
J'ai crainte de mon reflet
Qui donc bien est celui-ci
moi ou un autre ?
Mais après tout pourquoi !
C'est moi et c'est l'Autre…
Et si l'autre n'est jamais moi
Alors qui suis-je ?
Rien ou pas grand-chose !

JrB, Bertaucourt-Épourdon, 2 janvier 2016
 

Sartre avait la nausée ; moi, j’ai le vertige...

Personne n'a vécu dans le passé, personne ne vivra dans le futur ; le présent est le mode de toute vie.

Arthur Schopenhauer

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