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Comme le vagabond du temps l'eau va son chemin

Comme le vagabond du temps l'eau va son chemin

Rêveuse de cet amant fou et viveuse de cette passion
Lève-toi et à chaque aube regarde et écoute
Jouisseuse de son Moi, tu le verras dans sa toilette virginale
S’approchant du lit nuptial de ton absolu
Il te contemple du haut de ses mots colorés de ton désir
Liseuse de son âme,
Toi qui fus la diseuse de sa bonne aventure
Fée et sorcière d’un monde encore inconnu et déjà deviné,
Ne révéleras-tu jamais le secret de ta grâce ?
Et le philtre de ta poésie
Celle des mots de ton corps
Ce n’est plus Aphrodite piégée aux rets d’Héphaïstos
Avec son bel Arès
C’est le Verbe explosant de son incommensurable désir
Rendant glacés tous les mots et les sentiments de l’amant
de la fusion en Toi
Chimie divine de la transmutation des valeurs… érotiques
Là où la bouche se fait baiser du soleil-papillon
Ce souffle chaud de deux lèvres d’or en ébullition
Qu’à peine deux langues se mêlant mouillent de l’exacerbation
Là où deux bras galactiques parés des joyaux de Vénus
Reflètent la joie universelle
S’ouvrant pour unir cette chair
Inassouvie de l’un et de l’autre
Des jeux de mains prométhéens toujours créant
Et recréant ; plus que le feu divin faisant l’amour
Défaisant l’abîme de toutes les indifférences
Où la moindre caresse est plus belle dentelle, plus fine
Et subtile qu’en a osé porter un corps humain
Deux épidermes s’effleurant à peine
L’orage tonne des mille éclairs de la passion charnelle
S’y épanchant en de spermatiques ondées
Et des jouissances de l’esprit
Coulent des sources de plaisir où s’abreuvent les amants
Assoiffés de l’éternité d’eux
0ù puisant la vigueur et la jeunesse renouvelées
Dans les forces telluriques et volcaniques
Le soufre diablotin
La puissance divine
Là, ils ont forgé l’étreinte
Deux corps transfigurés
Une âme exclusive vêtue des constellations sacrées d’éros
Rêveuse, désormais, tu ne rêves plus tu vis…

JrB, Ensisheim, 4 septembre 1982
 

Ce qu'il faut à l'écrivain, comme au peintre, au musicien, c'est l'infini de la vie et l'errance...

Fernand Ouellette

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