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Deux icônes "immortelles" au panthéon des "maudits" (d'après Rosario [Jim Morison] et Carjat [Arthur Rimbaud])

Deux icônes "immortelles" au panthéon des "maudits" (d'après Rosario [Jim Morison] et Carjat [Arthur Rimbaud])

Cette eau dormante, s'écoulant à peine
imperceptible au quotidien et dont on ignore la source
Quel ébranlement soudain rompt les digues de la Raison ?
Un midi, on est là en larmes : l'émotion, le choc !
Là où la Raison croit toujours maîtriser le destin
elle contient la désillusion d'un pouvoir qui n'en peut plus
Le tremblement du fond des âges ayant veillé
et réveillant ce qui stagne enlisé par le sable fin de l'oubli
La poésie de l'être est une harmonie des contraires
symphonie Eroïca de l'auto-engendrement
Androgyne renaissant des limbes du rêve
Des phrases, des mots et des idées
c'est la chair du temps éternel de cette source maternelle
le sein de la compagne et amante me nourrit du Beau 
et me choie de son silence
Des années durant cette quête de la profondeur
de l'intériorité de son cosmos erratique
Cette fulgurance d'un bruit esquissé autrefois
et du plus lointain de mon ignorance naïve
L'absence et la présence : réconciliées
Ce trop-vide qui m'habilla… de l'or-dure
Ce trop-plein me dénuda de la faiblesse de mon infini
Maintenant, je sais et ressens ce bruit d'autre part
Ce secret défloré au printemps de la vie, juste après l'hiver 
Vagabond d'un temps toujours égaré à la source juvénile

JrB, Ensisheim, 3 juillet 1982

J’attends Dieu avec gourmandise. Je suis de race inférieure de toute éternité.

Arthur Rimbaud, Une saison en enfer (Mauvais sang)

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