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On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve.

On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve.

Il arrose mon corps, cette vaste plaine
toujours à fertiliser,
encore à ensemencer du savoir-vivre
et de la joie.
Coule Éros dans tous les canaux de mon désir ;
le cœur immergé,
baigné dans la tendresse de la rivière amante.
La bouche humide des baisers matutinaux
dans les brumes qui tombent sur les rives,
et moi effluent te recevant,
me sanctifiant dans cette source pure
Toi, ô infime goutte de jouissance !
devenue la joie de mon cours,
Tu me donnes la hauteur,
l'immensité et la grandeur,
de traverser les pleines arides d'un monde…
immonde ; monde sans toi : monde sans !
Regarde cette vallée, douce et tranquille,
elle s'éveille au printemps de ton désir
de l'autre
Écoute cet encore imperceptible bruissement,
ce sont les tremblements de la fureur passionnelle
en branle.
Touche cette rosée de mes larmes,
elle est ton attente.
Là, au sortir de la plaine,
où se forme le delta : vois !
Le mont Phallus
rendant hommage à se compagne ;
face à la vallée du mystère,
la merveille du monde,
demeure de Vénus qui en prit le nom :
le Mont de Vénus (*), là-bas où mes rêves et désirs jouissent de Toi.

 

JrB, Ensisheim, 14 décembre 1982

(*) Comme on dit la montagne de Sion !

L’amour est un fleuve où les eaux de deux rivières se mêlent sans se confondre.

Jacques de Bourbon Busset, Tu ne mourras pas

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