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Qu'importe le chemin ! Pourvu qu'il y ait la... fin

Qu'importe le chemin ! Pourvu qu'il y ait la... fin

L’un veut tout dire
Un autre veut se taire
Serait-ce parler pour ne rien dire ?
Ou serait-ce toujours ne rien faire ?
En chacun, il y a deux démons
Et en nous se tiennent deux sermons.


L’ivresse des mots,
Le silence des maux.
Un frémissement à peine perceptible de la vie,
Violent désir toujours inassouvi ;
Rengaine chaque matin de la fureur ;
Abandon le soir de nos erreurs


Le jour, tout se perd dans l’humanité.
Le désespoir devient actualité.
Le soir, l’ombre devient sereine,
Elle écoute les sirènes ;
La nuit, l’âme se promène
Cherchant la présence humaine.


Alors que l’on s’endort,
On s’éveille aussi à l’autre.
Tout au bout de ce long corridor
De l’amour, elle est l’apôtre.
Doucement il s’insinue
Pour s’offrir corps et âme nus.

 

JrB Ensi, le 2 décembre 1981


 

L'espoir est la forme normale du délire.

Emil Michel Ciorian (Ecartèlement)

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