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Si tous les banquiers se donnaient la main...  (Illustration JRB)

Si tous les banquiers se donnaient la main... (Illustration JRB)

Le drame, c’est que les riches sont pauvres et vice-versa

 

Finalement, si les riches l’étaient autant qu’on le croit… Pourquoi donc chercheraient-ils à l’être toujours plus ? Comme nos riches ne sont pas assez riches : forcément et logiquement, et on peut les comprendre ! Ils cherchent encore et toujours à être plus riches.

 

Comment faire ?

 

est le paradoxe de la richesse. Toute richesse, y compris humaine, est un leurre absolu. Le riche n’est pas assez riche, c’est bien connu ! Aussi pour accroître sa fortune, sous peine de la dépenser de façon incongrue, il s’occupe à gérer sa richesse. Le capital a ceci de particulier que pour augmenter, il faut vendre d’abord. Vendre quoi ? La réponse est aisée selon la loi du marché : ce qui est rare vaut cher et ce qui est abondant ne vaut pas un clou… Toutefois beaucoup de zéros : en terme de capital, ça fait beaucoup avec un « 1 » devant. On peut parler alors de milliards, etc. Résultat démontrant, si besoin avait été, que la science économique est une véritable science, n’en déplaise à ses détracteurs : le riche vend ce qui est rare, sa richesse et achète avec ce qui est abondant, la pauvreté. Et le riche est toujours plus riche. C.Q.F.D.

 

Faire son marché…

 

L’idée est donc assez simple, pour ne pas dire simplette en sachant que pour être riche il n’y a pas besoin d’être intelligent, sinon cela se saurait. Acheter de la pauvreté. Ici nous n’entrerons pas dans le débat mathématique (quantitatif) d’une distinction morale entre la pauvreté et la misère : qui veut la faim sans la fin ne peut rien espérer. Acheter de la pauvreté revient à acheter quelque chose, parfois ou souvent quelqu’un, moins cher qu’il ne vaudrait sur le marché pour le revendre plus cher qu’il ne vaut sur ce même lieu culturel du capitalisme libéral et autre socialisme ambiant.

La tendance Groucho Marx, c'est Marx + Coluche et consorts

La tendance Groucho Marx, c'est Marx + Coluche et consorts

La loi d’airain

le bât blesse, sinon le riche serait définitivement riche, c’est que pour s’enrichir le nanti et possédant vend de la misère achetée qui par conséquent devient plus pauvre quand le riche devient plus riche. Le riche soustrait subrepticement (assimilable à l’article 379 du code pénal) la misère du pauvre. Conséquence bien connue de cette loi d’airain de l’économie « libérale » : le riche devient plus pauvre de la richesse du pauvre et, partant, doit éternellement s’enrichir (non pas s’engraisser, ce serait malséant) aux dépends du pauvre. C’est sa raison d’être. Une loi économique avérée, voire même physique (quantique) : ici bas, et dans l’univers, rien ne se créé et tout se transforme. La transmutation de l’or n’était qu’un rêve alors que la transmutation de la pauvreté en richesse est un fait établi, prouvé et secrètement tu : le pauvre transforme sa misérable énergie en une énergie noble (cela s’appelle la « plus value ») dont peut disposer le riche qui le sera, dans ce cycle infernal, toujours plus sans jamais l’être.

 

Pour un humanisme libéral

Voilà, penserons-nous, un état normal des choses sociales et politiques. Sinon pourquoi (pour qui ?) Dieu ou les hommes (au choix) auraient-ils inventé les riches d’un côté et les pauvres de l’autre ?

Le vrai drame de la richesse est ontologique. Pour être riche, il faut vendre de la richesse minorée afin de la bonifier. Partant, le riche doit se mutiler d'un minimum de  son capital (on appelle cela l’investissement) et jamais, ô grand jamais ! le riche ne pourra être aussi riche et grand qu’il ne pourrait le prétendre. Alors que, on se console comme on peut, le pauvre peut, lui, être bien plus pauvre qu’il ne l’est déjà grâce à la bienveillance et l’immense mansuétude du riche. C'est le prix (et non le coût) du bien-être.

 

J.-R.B.

Texte de tendance néo-groucho-marxiste

Le domaine de la liberté commence là où s’arrête le travail déterminé par la nécessité.

Karl Marx (1818-1883)

Cherchez l'erreur  (Illustration JRB)

Cherchez l'erreur (Illustration JRB)

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