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La mer s'en allait qui roulait ses galets

La mer s'en allait qui roulait ses galets

Un matin entre mille et un, sans bruit
indistinct, brumeux et opportun, plein de fruits...
Le soleil resplendissant, au faîte et quelques pleurs,
couleur des yeux qui changent et le silence aux oreilles,
chaleur du corps qui s'ébroue d'un long sommeil.
L'éveil, la rosée ; toute la fraîcheur lascive affleure.
Les yeux qui n'osent l'audace d'un peu mourir ;
sourire et déjà renaît, d'antan, tous les jeux,
Délire… alors en corps et esprit : sublimes aveux.
Eux, un « Nous » qui en dedans se mire.
L'amour qui n'est qu'une longue étreinte d'allégresse,
tendresse du rêve dans les bras de l'autre lors d'un séjour.
Caresses divines et répétées pour toujours
Jour après jour ensemble sans paresse,
nuit et nuit de la chair pour en récolter le butin,
sans ennui… jusqu'au petit matin.

 JrB, Ensisheim, 29 octobre 1981


Comme le musicien fait ses variations sur un thème de musique ; ici, modeste musicien (sic) des mots, ce n'était qu'un essai. Je laisse le soin au destinataire d'en juger.

La réalité ne pardonne pas qu'on la méprise ; elle se venge en effondrant le rêve, en le piétinant, en le jetant en loques dans un tas de boue !

Joris-Karl Huysmans, Là-bas.

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