Overblog Suivre ce blog
Editer la page Administration Créer mon blog

Ite Missa est (Nietzche)

Ite Missa est (Nietzche)

Dieu existe-t-il ?
S’interroge le mécréant, encore agnostique.
Ni Dieu ! Ni maître, répond l’anarchiste.
Si Dieu n’existait pas, il faudrait l’inventer,
se complaît, l’ami Léo.
Sigmund Freud se fait Dieu,
tapi dans l’ombre de l’inconscient qui affleure
le pré-conscient.
Dieu est mort 
selon la volonté de puissance nietzchéenne.
Mais si c’était Descartes avec l’Ego
et, bien avant, saint Anselme qui avaient tué Dieu avec l’esprit pré-cartésien ?
Pi (3,1416) ou Pie XII
l’Assomption du conservatisme catholique
et engendra la parenthèse du concile sous Jean XXIII
pour donner orbi et urbi le canonisé Jean-Paul II,
Rambo du catholicisme.
Et voici, le Messie Ben Laden…
Plus vivant quand il est mort 
que mort quand il était vivant.
Le petit Caporal, non !
Ni Bonaparte et moins encore Napoléon.
L’autre, l’Autrichien, le petit Adolf.
Acmé d’une « civilisation supérieure ».
Avec la mort aux rats,
en veux-tu et en-voilà…
Le christianisme, tout confondu,
colonialisme compris.
Le communisme pré et post-stalinisme,
le maoïsme et consorts.
Aujourd’hui, le capitalisme
et sa plus virtuelle déclinaison
au doux nom de libéralisme,
ressuscitent Dieu.
Un Dieu protéiforme aux visages pécu(niaires) :
dollar, euro, or, diamant, platine,
sont les seules et dernières valeurs refuges
de la mondialisation du Capital.
L’histoire humano-sociale est ponctuée de ces résistances
aux carcans idéologiques dominants.
Non pas indignés, mais révoltés.
Spartacus et la révolte des esclaves-gladiateurs.
Utopia de Thomas More.
Babeuf et la Conspiration des Égaux.
La Commune de Paris
Karl Marx, Nestor Makhno, Bakounine,
Malatesta et consorts.
Les Républicains espagnols
et la Résistance aux hordes nazies.
Sous les pavés la plage : 1968
Le Printemps de Prague et le Mur de Berlin,
deux décennies plus tard,
qui s’effondre sous le poids des remords de la liberté…
Aujourd’hui, dans le monde où sont-elles,
Les sentinelles de la Liberté
Les garants de la dignité de la Femme et de l’Homme ?
Débarrassé de l’étau théologique.
Il demeure la brume de nos rêves dépoussiérés
de la gangue liberticide d’un paradis d’outre-tombe.
Le désordre, c’est l’ordre sans le pouvoir
ou le contraire !
Ni plus ni moins… l’absence de Dieu et ses phantasmes.

JrB Cayeux-sur-Mer, 9 avril 2012

L’homme reste et restera à jamais un animal métaphysique…

Selon Schopenhauer (1788-1860)

Partager cette page

Repost 0