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Mais notre règne arrivera Quand votre règne finira (Les canuts)

Mais notre règne arrivera Quand votre règne finira (Les canuts)

Certains jours, les mots sont en panne
Au vacarme mondain,
soudain, ils choisissent le silence
Et sans mots, pas d’idées
Alors, se taire, sinon une fois pour toutes
Un instant au moins
Juste le temps d’un soupir, d’une note.

La musique n’est pas bavarde,
mais jamais muette
qu’elle soit mélodieuse ou dodécaphonique,
parfois cacophoniques

Ce sont les chansons qui trop jacassent ;
aux mots, elles (per)mettent des paroles
Révolutionnaires, elles sont sanglantes
Romantiques, elles sont ennuyeuses
Ritournelles, elles se font gesticulaires
« chobiz », elles sont mercantiles
Poétiques, elles sont émouvantes.

Les mots et la musique,
ça fait une chansonnette
Mais ça fait aussi la Commune
Le temps des cerises ou La canaille
Le chant des partisans
Comme un supplément d’âme à La Marseillaise.

JrB, Bertaucourt-Épourdon, 29 octobre 2016

Dans la vieille cité française
Existe une race de fer,
Dont l’âme comme une fournaise
À de son feu bronzé la chair.
Tous ses fils naissent sur la paille,
Pour palais, ils n’ont qu’un taudis.
C’est la canaille !
Eh bien ! j’en suis !

La Canaille (ici, premier couplet) est un chant révolutionnaire de 1865, précurseur de la Commune de Paris, d’abord appelé La Chanson des gueux (les paroles sont d’Alexis Bouvier et la musique de Joseph Darcier).

C’est nous qui brisons les barreaux des prisons pour nos frères.
La haine à nos trousses et la faim qui nous pousse, la misère.
Il y a des pays où les gens au creux des lits font des rêves.
Ici, nous, vois-tu, nous on marche et nous on tue, nous on crève…

 

Le Chant des Partisans ; Paroles originales (russes) d’Anna Marly adaptées en français par Maurice Druon et Joseph Kessel.

Quand nous chanterons le temps des cerises,
Et gai rossignol, et merle moqueur
Seront tous en fête 

Le temps des cerises, Jean-Baptiste Clément

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