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Les Sylvestres (Jean-Marc Chamblay),  le reflet sur-humain de la candeur existentielle.

Les Sylvestres (Jean-Marc Chamblay), le reflet sur-humain de la candeur existentielle.

Lorsque le Moi se tait
Demeure le silence du quant-à-soi
Et quand ce silence s’éveille
l’idée de sa présence irréelle et fantomatique
est cette absence de la preuve charnelle du Moi

Les mots se taisent
Alors qu’on les voudrait hurlants
Pour oser le regard
Et pleurer la joie d’un quelque part…
Autre qu’ici et n’importe où ailleurs

Aussi le désir le plus absolu
autant dire illusoire parce que dérisoire
comme toute conquête d’un espace ouvert
Ce désir est-il une aboulie relative
Celle d’un repos qui ne soit pas ennuyeux
Celle d’un silence qui ne soit point fatigant
Vains mots et pensées désabusées

L’amour est toujours et sans cesse de commencer
À zéro juste après l’indécence
Mais bien avant l’usage et la politesse
Simple forme d’une réforme des esprits communs
Assoiffés par de malsaines envies de quelque chose
Mais qui ignorent encore qu’il n’y a jamais rien eu
Parce qu’il n’y a plus rien
D’autre que ce silence mouvementé
où se clôt l’horizon de notre existence

JrB, Strasbourg, janvier-juin 1984

Tout le monde court après sa jeunesse. A douze ans, on court après un cerf-volant. Puis, on court après son âme d'enfant.

Francis Blanche

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