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Tant va la barcasse à l'eau qu'à la fin elle se morfond.

Tant va la barcasse à l'eau qu'à la fin elle se morfond.

C'est le faire
qu'il faudrait écrire
Écrire cet invisible
de mon visible que je scelle
Faire c’est savoir
savoir
mais on sait toujours
on croit toujours savoir
Avec des mots on le dit
redit et encore
à l'infini des possibilités
de l'imagination...
Oui ! Dire qu'on peut
on le peut dire
on pourrait se taire
Perhaps ?
On préfère déjà faire semblant
comme si...
c’est presque pareil
enfin ! pas tout à fait
Ça dépend pour qui...
Parodie d'un savoir
qui ignore qu'il ne se sait...
C'est sans jamais être
toujours à côté du vrai
dans le vrai du faux
le faux du mot
qui n'est vrai de rien
presque !
et qui n'a rien de vrai
Sans aucune pratique
sinon celle...du silence
où le mot est absent
et la phrase hermétique
And so on

JrB. Ensisheim, 19 mai 1982

L'oeuvre pure implique la disparition élocutoire du poète, qui cède à l’initiative aux mots, par le heurt de leur inégalité ; ils s'allument de reflets réciproques comme une virtuelle traînée de feux sur les pierreries, remplaçant la respiration perceptible en l'ancien souffle lyrique ou la direction personnelle enthousiaste de la phrase.

Mallarmé (142-1893), Divagations.

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