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Coquelicot (Cayeux-sur-Mer).

Coquelicot (Cayeux-sur-Mer).

Il y a mille façons de le faire, songea-t-il.
Quelles sont-elles ?
D'abord, il est nécessaire d'aimer.
De brûler, d'adorer l'autre...
De connaître et reconnaître un visage,
Un sourire, celui-ci ou celui-là !
Absente : elle est présente ;
Bienveillante, mais non effacée.
Il l'écoute soupirer, parfois.
Sait-il sa joie ou d'autres fois,
Il connaît son impatience :
« Die Ewartung » (l'attente),
Espérance d'elle, comme il escompte...
L'autre côté.
C'est ayant une pensée,
Juste pour elle.
Tendre et douce, chaste et désireuse rêverie :
Peu importe !
L'aimer comme s'ils étaient réunis :
Caresses, baisers, mots tendres ;
Mille façons, oui ! Ici même !
Dans chaque mot, lui dire,
Plus qu'en imagination : être ensemble.
Le poète, heureusement ! s'est trompé :
Ne le faites pas, dites-le avec des mots...
La force de ceux-ci n'ayant d'égale
Que la force de ses sentiments.
Il lui répète,
Comme il l'aimerait avec la manière

Il veut croire avec sa tendresse,
Qu'elle serait infinie pour elle.
Sa « poésie », 
elle est physique, morale : des mots vrais.
Éros qui sort de sa bouche.
Adolescent, au stade de la régression orale.
Oui ! Chaque jour, il lui parle 
Et, aujourd'hui, il se tait pour n'en dire plus...
Tant serait à dire !

JrB, Ensisheim, 10 avril 1981

Le myosotis, et puis la rose,
Ce sont des fleurs qui dis'nt quèqu' chose !
Mais pour aimer les coqu'licots
Et n'aimer qu'ça... faut être idiot !
T'as p't'êtr' raison ! seul'ment voilà :
Quand j't'aurai dit, tu comprendras !
La premièr' fois que je l'ai vue,
Elle dormait, à moitié nue
Dans la lumière de l'été
Au beau milieu d'un champ de blé.
Et sous le corsag' blanc,
Là où battait son coeur,
Le soleil, gentiment,
Faisait vivre une fleur :
Comme un p'tit coqu'licot, mon âme !
Comme un p'tit coqu'licot (...)

Chanté par Mouloudji ; paroles de Raymond Asso.

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