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Friedrich Nietzsche

Friedrich Nietzsche

Si je faisais l’inventaire,
ce serait quelques prénoms
d’abord féminins ;
des amis avec parcimonie
que j’habille du sourire de mes rêves enfantins ;
des phantasmes : en-veux-tu-et-en-voilà !
Tant ! Que je ne suis plus que ça !
Des mots, oui ! Des mots
gravés dans le marbre de ma conscience ;
une poignée de poèmes,
toujours les même sans cesse réécrits
et des images plein la tête
comme à la télé on n’ose en montrer.
Mais aussi des lettres
combien ? Mille ou deux mille ;
celles perdues et d’autres jamais écrites
presque autant de reçues
et parties en fumée*
Quelques manuscrits inachevés dans un coin
et oubliés dans les limbes d’un crépuscule hâtif ;
Des jours et des nuits à n’en plus compter
Seul avec soi sans s’ennuyer
ni des autres ni même de soi-même
La philosophie comme compagne
des bons et mauvais jours
Et ça ! jusqu’au dégoût… de penser
La littérature au goût amer
jusqu’à l’aimer

Dans ce bouillon d’un quotidien galvaudé
comment fait-on pour perdurer
à vivre ce qu’on croit encore être…
je suis ce que je crois, moi.


JrB, Ensisheim, 22 mars 1983

*Sinistre de la maison (1995)

Quand tu regardes l'abîme, l'abîme regarde aussi en toi. 

Friedrich Nietzsche

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