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Moi, pas assez !

En moi, au tréfonds de cet ego abscons
C’est le mystère le plus confus
Ni la psychologie, ni la psychanalyse
Peut-être la psychiatrie… éclairera
Cette petite flamme qui brûle de désir
Désir de tout et de presque rien
Mais pour nous-mêmes, qui sommes-nous ?
Ce nous qui n’est pas/plus tout à fait soi
Cette ombre de la personnalité qui singe notre destin
N’est-ce point la folie qui délire ?
Le fou du roi, c’est le désordre dans la pagaille
Sous les égouts urbains, la « racaille » banlieusarde
Nous qui sommes nés là-bas
Dans les cités bidonvilles où nous étions destinés
Ce pays nostalgique qui n’existe plus… autrement
Nos souvenirs et nos amours enfantines
Au gré des remords s’y complaisent à satiété
Ma poésie est pure baguenaude d’un quotidien usurpé
On n’échappe jamais à sa primo-culture
Sous peine de marcher dans le désert d’une nostalgie
Jamais l’enfant ne revient, sinon dans une larme
Avec pour seule arme sa naïve puérilité
Nés innocents ou si peu
Et nous mourrons coupables de rien…

JrB, Bertaucourt-Épourdon, 16 mars 2017
(dédié à Georges R.)

La pensée d'un homme est avant tout sa nostalgie.

Albert Camus, Le mythe de Sisyphe

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