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Sans trêve et cent rêves

Sans trêve et cent rêves

Farniente, nonchalance, paresse
voire laisse-aller
Il y a un temps pour tout !
Alors pourquoi cette condamnable volupté
du « ne rien faire » ?
juste le minimum vital
pour ne pas s’éteindre et encore !
Plutôt, sagement être las plus que paraître
En tapinois faut-il vivre
pour ne pas être coupable
dont on ne sait de quelle langueur ?
S’activer à tout prix et pour n’importe quoi ?
Alors qu’être là…
juste pour le suave plaisir d’une méridienne
à peine méritée
ça n’importune quiconque
Cette inertie à cette société du mouvement
Tout ce qui (se) repose n’est pas vain
Il faut d’abord s’assoupir pour réagir
L’oisiveté est le temps de la pensée
Même si l’on ne pense à rien
C’est déjà et encore beaucoup
La mollesse du corps ouvre la voie onirique
Et rêver n’est pas mince affaire
C’est aussi vivre sans lambiner
Dans la lenteur d’un monde parallèle
avec cette torpeur d’un congé sabbatique
d’une liturgie endimanchée
Avec cette flemme qui n’a d’égale
que la volupté sirupeuse d’une sieste
Prendre le temps de la fainéantise
Et non celui d’un mouvement sur-vitaminée 
qu’il en devient obsessionnel
Tout juste fermer les yeux
pour déguster, savourer cette lenteur paresseuse
Demain, il sera toujours trop tôt ou trop tard
pour ne point lanterner
Ne pas dormir, mais rêver sa vie
afin de ne pas cauchemarder son existence
Le dormeur rêve, mais le rêveur… vit
et ma plume (!) s’endort

JrB, Bertaucourt-Épourdon, 15 mars 2017

Le travail pense, la paresse songe.

Jules Renard, Journal

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